RESPIRATION et APNEE

La RESPIRATION se définit comme l’ensemble des fonctions assurant l’échange oxygène – gaz carbonique entre l’atmosphère et les cellules de l’organisme.
La circulation du sang s’effectue à travers deux systèmes : la circulation pulmonaire (ou petite circulation) et la circulation systémique (ou grande circulation).
La petite circulation commence avec l’artère pulmonaire qui pénètre dans les poumons où elle se divise en artérioles puis en capillaires pulmonaires. Le sang, après s’être oxygéné passe dans les veines pulmonaires pour parvenir dans l’oreillette gauche, puis le ventricule gauche. De là débute la grande circulation qui achemine le sang jusqu’aux tissus où a lieu la respiration cellulaire. Le déchet produit, le CO2, est transporté par les veines jusqu’au cœur puis passe dans la circulation pulmonaire de manière à être éliminé de l’organisme (figure 1).
Les quatre temps nécessaires à l’accomplissement de la respiration sont :

La ventilation ou respiration pulmonaire, permettant le renouvellement de l’O2 et le rejet du CO2 ;
Passage des gaz de l’alvéole au sang ;
Le transport des gaz par le sang ;
La respiration cellulaire pendant laquelle la cellule utilise l’oxygène et rejette le CO2.
La ventilation pulmonaire met en jeu des voies aériennes (fosses nasales, pharynx, larynx, trachée artère, bronches et bronchioles) et deux poumons alvéolaires (sacs non musculeux mais élastiques et solidaires de la cage thoracique dont le volume est modifié de façon réflexe par contraction de muscles).
Un cycle respiratoire comprend une phase d'expiration (vidage "passif" des poumons), pendant laquelle presque tous les muscles thoraciques sont relâchés, et une phase d'inspiration active (remplissage "actif" des poumons), pendant laquelle le diaphragme et les muscles intercostaux sont contractés.

L’APNEE est définie comme l’arrêt temporaire des échanges gazeux entre les poumons et l’atmosphère. En effet, ce n’est ni un arrêt de la respiration au sens tissulaire du terme, ni un arrêt total de la ventilation puisque lorsque l’apnée dépasse quelques dizaines de secondes, des mouvements ventilatoires réflexes reprennent, même s’ils sont inefficaces car la glotte est fermée.
L’exemple de l’apnée volontaire est unique en physiologie du fait de la capacité de l’homme à pouvoir interrompre de manière consciente une fonction végétative accomplie au moyen d’un système neurologique appartenant à la vie de relation.

extrait de : "La syncope hypoxique en apnée sportive : description, facteurs favorisants",
Thèse en vue du Diplôme d'Etat de Docteur en Médecine, Université de Rennes 1, Faculté de Médecine, 2006.
Dr Anouk DEMATTEO, 22 juin 2006
Voir : ARESUB : Physiologie de l'apnée

 

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